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Télégestion : Imposture du numérique pour personnes âgées

La télégestion des services de soins à domicile s’est imposée depuis 20 ans au mépris des droits fondamentaux des bénéficiaires et intervenants

 

Pour moderniser le secteur de l’aide et des soins à domicile, on connaît depuis 1995 l’outil Domiphone (pièce) de l’entreprise Accor Services, devenue Edenred.

La Télégestion, d’après la page 6 de la présentation d’Edenred (pièce), permet d’enregistrer de façon automatique, en temps réel, avec précision, les heures effectuées par des intervenants au domicile des bénéficiaires.

 

Une étude des marchés publics départementaux depuis 2010 (tableau) montre qu’il y a 3 acteurs historiques qui équipent globalement les départements et les services d’aide :

1)     Edenred avec 9 départements équipés sur 20, dont Paris, est le premier acteur

2)     Chèque Déjeuner - Apologic, avec l’outil Domatel, équipe 7 départements

3)     Hippocad-Domiserve équipe 3 départements

 

Les acteurs qui équipent seulement les services d’aide sont plus nombreux : Alyacom, Appius, GestAID FXD, Medisys, NSi, …

 

 

Bénéficiaire et Intervenant sont exclus du dispositif

 

Dès sa conception et dans ses fondamentaux, la télégestion est inacceptable parce qu’elle ne considère pas les acteurs principaux, bénéficiaire et intervenant, comme des véritables utilisateurs du dispositif, des citoyens qui ont le droit de s’informer, d’interagir, de corriger leurs données numériques.

 

La page 2 de la présentation d’Edenred (pièce) mentionne : « Domiphone permet à l'autorité de financement, au fournisseur de services et à la famille de surveiller les aides à domicile ».

 

Donner la possibilité aux tiers : l’administratif du financeur, l’administratif du service d’aide, et la famille, de fliquer à distance les bénéficiaire et intervenant sur le terrain, sans aucune considération pour leur dignité et leur droit d’exister, c’est une réponse stupide au « défi de fournir des services de soins à domicile de qualité ».

                                                                                                      

Il est important de signaler que les aidants familiaux, la famille, n’ont jamais demandé de surveiller qui que ce soit !

L’association AiderNosParents a toujours milité pour un suivi collaboratif de confiance des interventions :

  1. Le bénéficiaire doit pouvoir suivre lui-même ses interventions, être informé des changements de planning, et surtout valider les temps d’intervention.
  2. S’il est autonome numériquement, il utilise lui-même le dispositif.
  3. S’il est incapable numériquement, un proche l’assiste dans l’utilisation du dispositif.
  4. S’il est incapable et n’a aucun proche, ses données doivent être protégées contre toute manipulation malveillante par des intermédiaires sans scrupule.
  5. L’intervenant qui travaille sur le terrain doit disposer de toute info sur son smartphone pour renseigner et rassurer le bénéficiaire senior.
 

 

Tromperie depuis plus de 15 ans

 

La page 4 de la présentation d’Edenred (pièce) vend la télégestion comme « mesure précise, incontestable » de la durée des interventions qui sert à facturer.

 

Or, lors de la facturation, l’administratif du service d’aide manipule librement les données issues de la télégestion, comme on manipule les données de sa feuille Excel.

 

La page 14, §4 (pièce) de la télégestion en cours de mise en place par M. Dominique Bussereau, nouveau Patron des Départements de France, reconnaît et tolère cette pratique devenue courant dans le secteur !

 

L’administratif, intermédiaire non-désintéressé, invente donc comme il veut les corrections : des heures fictives, à la place et à l’insu du bénéficiaire et de l’intervenant. Ces derniers n’ont pas le droit ni de corriger, ni d’être informés des corrections.

 

C’est une incroyable supercherie que les pouvoirs publics laissent développer depuis plus de 15 ans !

 

Auteur : M. Chi Minh PHAM, Président de l'association AiderNosParents, Aidant d'une mère handicapée, Ingénieur Centralien, Expert en numérique et organisation                             

Chi Minh PHAM