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Pour un open data moteur de l'économie numérique

Lettre ouverte des entreprises pour une donnée publique complètement accessible et réutilisable

A l’approche du débat parlementaire sur le projet de loi porté par Axelle Lemaire, les startups françaises encouragent le législateur à accélérer et intensifier l’ouverture des données publiques, pour créer les conditions d’un marché économique plus dynamique et équitable.

Levier d’innovation et de croissance, l’ouverture des données publiques (open data) a permis en France la création de nos entreprises qui s’y sont développées, y créent des emplois et voient maintenant leurs solutions reconnues et utilisées à travers le monde.

Cela illustre le dynamisme de nouveaux secteurs économiques induits par le potentiel de valorisation des données publiques. Par exemple les Civic Tech, ces entreprises qui développent des outils dédiés à la modernisation de la pratique démocratique et des services publics ; ou encore les entreprises de traitements big data pour qui l’ouverture et le partage de données publiques à analyser en masse est nécessaire afin de résoudre des problèmes complexes dans des domaines tels la santé, l’emploi, l’environnement, la mobilité.

Et si l’impact de la donnée publique se lit directement dans le dynamisme de nos jeunes entreprises, cela est également notable dans les gains de compétitivité et d’efficacité des grands groupes, PME et acteurs publics qui y trouvent le moyen d’innover et se moderniser rapidement pour réussir leur transformation digitale.

Nous nous réjouissons donc de l’esprit du projet de loi porté par Axelle Lemaire qui confirme que la donnée publique est libre par défaut, aussi bien lorsqu’elle est produite directement par les administrations que par tout organisme ayant mission de service public.

De surcroît, en favorisant la réutilisation de toutes données disponibles (données météo, données de mobilité, référentiels géographiques, données du registre du commerce et des sociétés, données de marchés publics, marques et brevets, données socio-démographiques, données électorales, données du marché immobilier …), nos entreprises contribuent :

- à la concertation et à de meilleures prises de décisions basées sur des données rendues intelligibles pour le plus grand nombre ;
- à l’émergence rapide de solutions innovantes grâce à la généralisation des API (accès programmatiques et standardisés aux données en temps réel) qui permettent l’interconnexion immédiate des nombreux services de données existants ;
- à la modernisation et l’efficacité des services publics conjointement à la réduction des dépenses grâce aux partage et circulation des données entre toutes les parties prenantes des services publics (services des administrations, services des collectivités territoriales, délégataires, établissements publics, entreprises, citoyens …).


Rien qu’à l’échelle de la France, cela se traduit déjà par des milliers de projets (e.g. la disponibilité de données publiques locales est une des premières raisons pour laquelle les acteurs immobiliers modernisent leur site Internet et mobile), nourrissant l’activité d’un riche écosystème français d’éditeurs de logiciels, d’agences de design, de sociétés de conseil et communication de nouvelle génération, de milliers de développeurs ou d’agences web.

Grâce à une ouverture accrue des données publiques, le citoyen pourrait ainsi  bénéficier de nouveaux services personnalisés et innovants, dans des domaines aussi variés que la mobilité, le logement, le débat démocratique, la grande consommation, l’emploi ... :

- les personnes à mobilité réduites (personnes handicapées, femmes enceintes, personnes âgées …) voient arriver des calculateurs d’itinéraires dédiés, conçus spécifiquement pour leur besoin et rendus possibles par l’ouverture des données topographiques urbaines (contour et hauteur des trottoirs, disposition des mobiliers urbains, types et état des équipements tels les escalier mécaniques, …) ;
- les familles, étudiants et personnes âgées disposent aujourd’hui d’applications qui leur permettent de trouver le lieu idéal où habiter en fonction de leurs désirs, de la distance à leur lieu de travail et d’études, du niveau de fiscalité locale … ;
- les citoyens vont pouvoir prendre part de manière croissante au débat démocratique par le biais d’outils de budgets participatifs ou de co-construction législative ;
les consommateurs auront les moyens de comparer les conditions de production, les compositions, origines ou bilans carbones des produits et services  achetés ;
- les entreprises de toute taille amélioreront leur performance grâce aux services de ciblage commercial issus de nouvelles techniques d’analyse empruntées notamment au big data.

Au vu de ces enjeux il nous semble essentiel de réaffirmer qu’un accès par défaut et inconditionnel aux données publiques, aux données issues de l’exploitation de services publics et de missions de services publics, et aux données relatives aux obligations de publicité des organisations (responsabilité sociétale, engagements environnementaux ou sanitaires …) est une condition nécessaire à la modernisation de notre société.

Mais tout aussi essentielles sont les conditions d’accès aux données publiques : granularité la plus fine possible, notamment géographique, versions les plus à jour et complètes possible et conditions d’une réutilisation équitable (par exemple licence et formats ouverts et accès programmatique de type API).

L’importance de chacune de ces dimensions justifie à nos yeux de les inscrire de façon indissociable, durable et précise dans la loi, et motivera certainement le législateur, non seulement à ne renoncer à aucune d’entre elles, mais aussi à aller plus loin en jetant les bases d’un Etat ouvert « by design », où tous les services de l’administration seront disponibles « par défaut » sous forme d’API.

L’intensification de l’ouverture des données porte une nouvelle façon de répondre aux enjeux de la société grâce à la créativité et la force de la multitude de toutes ses composantes (citoyens, entreprises, administrations, associations, étudiants, etc.), sans limiter cette possibilité à quelques experts comme c’est le cas avec la législation actuelle.

Nous nous réjouissons en outre car le projet de loi porté par Axelle Lemaire confirme dans le même temps que la donnée publique concerne les données anonymes et non les données personnelles qu’il faut continuer à protéger afin de garantir le respect de la vie privée.

Les signataires de cette lettre ouverte à Axelle Lemaire sur le projet de loi data :

Jean-Marc Lazard, CEO de OpenDataSoft

Eduardo Larrain, directeur général de Kel Quartier

Guillaume Liegey, Arthur Muller et Vincent Pons, co-fondateurs de Liegey Muller Pons

Yann Lechelle, Maël Primet, Rand Hindi, COO et co-fondateurs de de Snips

Christian Frisch, co-fondateur de Data Publica

Benjamin Suchar, CEO de CheckMyMetro et Yoopies

Jean-Louis Frechin, directeur de NoDesign

Florian Douetteau, CEO de Dataiku

Chloé Bonnet et Kat Borlongan, co-fondatrices de FivebyFive

Karen Bastien et François Prosper, co-fondateurs de WeDoData

François-Xavier Bois, fondateur d'Accessible.net et Kernix

David Azoulay, Thomas Repolt, François Genestin, co-fondateurs de Simplicité Software

Olivier Duvoid, co-fondateur de eBusiness Information

Gilles Babinet, président de Captain Dash

Romain Lacombe, CEO de Plume Labs

 

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